Najib Mikou

Comment peut-on expliquer la barrière de 16 ou 18 au Bac Scientifique pour accéder par concours qui plus est, à la faculté de médecine dans un pays qui souffre d’un manque en dizaines de milliers de médecins ?!!!

Un bachelier Scientifique qui a 12, a la prédisposition académique requise pour accéder à la faculté de médecine sans même de concours. C’est une bonne matière brute qui a besoin d’une très bonne formation et de l’encadrement idoine pour devenir un bon médecin. D’autant plus que si on généralise sans plus tarder, les écoles de l’excellence partout au Maroc.

Si un bachelier qui a 12 ne réussit pas en médecine c’est à 95% à cause d’un mauvais encadrement. Au lieu donc d’éliminer un bachelier Scientifique qui a 12, il faudrait tout simplement améliorer le niveau de formation et d’encadrement pédagogique dans nos facultés de médecine, y ouvrir beaucoup plus de classes et ramener le cas échéant, des professeurs de l’étranger.

Mieux vaut ramener un nombre de professeurs contractuels de l’étranger et donner le meilleur encadrement au plus grand nombre de bacheliers Scientifique à partir de 12 de moyenne, que de continuer à tourner en rond et persister à attendre 1 siècle pour parvenir un jour à avoir le nombre de médecins qu’il nous faut.

On doit en outre, faire appel à tous les bacheliers Scientifiques qui ont eu leur bac à partir de 12 et qui sont perdus dans les labyrinthes de différentes facultés sans aucune visibilité ou sont actuellement en chômage massif après un deug, pour les inscrire en médecine s’ils le souhaitent ou dans des facultés et/ou Écoles d’ingénieurs pour combler assez rapidement nos besoins structurellement importants en médecins et en ingénieurs.

Il est inadmissible, incompréhensible qu’un pays en plein boom d’Etat Social, en pleine révolution du secteur de la Santé et en pleine révolution industrielle, persiste à aborder ces grands défis avec une approche moyenâgeuse où “l’ennemi temps” et les espérances légitimes de SM Le Roi et de tout un peuple, soient relégués au diktat de l’attente et à la fatalité d’un destin imaginé et écrit par notre propre médiocrité.

Une réforme urgente que doit porter et mener notre gouvernement à travers le Ministère de l’Enseignement Supérieur en parfaite coordination avec le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Industrie.