
Najib Mikou
À contre-courant de l’ambiance dominante de pleine campagne électorale, ma réflexion d’aujourd’hui n’est pas politique ni économique. Elle est climatique et psychologique.
Les marocains se plaignent toujours de la chaleur, parfois même de la canicule qu’il fait en ce mois de septembre parce que pour eux l’été se termine fin août. La rentrée scolaire et la reprise de l’activité économique sonnant pour eux, la fin des vacances et donc la fin de l’été.
Par conséquent, le mois de septembre est victime du mois d’août et des calendriers scolaire et économique. En son nom je clame haut et fort que septembre est un mois d’été au même titre que la dernière décade de juin, les mois de juillet et d’août et les 2 premières décades de septembre.
Les grandes chaleurs qui sévissent jusqu’à présent, il a fait plus de 36° à Casablanca aujourd’hui, sont des chaleurs d’été, d’un bon mois d’été parmi les 3 mois de la saison d’été. Le mois de septembre n’est pas du tout un mois d’autonome comme les marocains veulent le penser et l’imposer. Bien plus, depuis la nuit des temps et des saisons, le mois de septembre a toujours été marqué par des jours de grandes chaleurs, parfois encore plus chauds qu’en août, parce que ce 3ème mois d’été vit de douloureuses gestations avant d’accoucher de la saison d’autonome. Il ressemble en cela à tous les 3èmes mois des 4 saisons où il y a systématiquement un tiraillement entre une saison qui s’apprête à passer la main et une autre qui la prend.
Chers concitoyens, l’été ne se terminera que le mardi 22 septembre. Dans 10 jours encore. Soyez donc indulgents, compréhensifs et patients envers ce mois dont la chaleur coïncide cette année avec une campagne électorale particulièrement chaude et douloureuse à tous points de vue parce qu’elle va accoucher d’un nouveau gouvernement pour le Royaume. Un gouvernement de toutes les attentes, de tous les espoirs.













