Najib Mikou

Très discrètement, mais avec vision, détermination et beaucoup de goût, notre pays s’est offert une grande et très belle Capitale à tous points de vue.

J’y étais à peine mercredi dernier, moi qui l’ai fréquenté toutes les semaines pendant plus de 30 ans, moi qui commence depuis quelques mois maintenant, à me contenter de la contourner à travers de belles rocades, j’en étais sincèrement sidéré, ébloui.

En un temps record, Rabat a gagné en beauté et en grandeur pour se hisser en véritable Capitale de dimension internationale.

Les élus et Autorités particulièrement, de Meknès et Fès, villes impériales chargées d’histoire, de culture et de Majesté, doivent s’en inspirer en art et manière, pour honorer leurs villes respectives et leur responsabilité devant l’histoire et les citoyens. Ces deux villes ne gardent plus aujourd’hui que le nom et les traces heureusement indélébiles, d’un passé millénaire et glorieux qui rayonnait à travers les civilisations humaines.

Ceci dit, si je dois absolument exercer mon rôle de critique incorrigible, je dirai qu’il manque aux grands boulevards de Rabat, un cachet majestueux et culturel nécessaire.

Rabat ne peut se contenter du titre de grande Capitale moderne. Au-delà des artères, buildings et façades, Rabat a une âme et un statut. Elle a un fondement culturel et historique insoupçonnés, elle est le réceptacle du Reigne, et ceux-ci doivent être visibles et présents partout, et non pas dans une Place ou un Espace particuliers.

Tu es belle Rabat, je suis fier que tu sois la Capitale de ce grand et légendaire Royaume.