J’avoue que j’envie le romancier et le scénariste. Non pas seulement pour leur génie culturel, leur imagination littéraire, leur générosité de partage. Ils sont bien plus que tout ça.

Ils s’érigent en Dieu, le temps de la conception, de la création et de matérialisation de leurs œuvres.

N’est-ce pas eux qui donnent vie à des humains, à des mots, à des événements et des choses ?!!
N’est-ce pas eux qui décident du début, du déroulé et de la fin de chacune de leurs créatures?!!!
N’est-ce pas eux qui articulent selon leur pleine volonté, le destin de chacune de ces créatures ?!!!
N’est-ce pas eux qui tirent les ficelles avec la manière et dans le sens de leur propre volonté ?!!
N’est-ce pas eux qui sont présents dans toute leur œuvre, en chacun de leurs serviteurs sans y être réellement ?!!!
N’est-ce pas eux qui font monter et descendre chacun, du train de la vie, dont ils décident eux-mêmes, la vitesse, les arrêts et le terminus?!!

Toutes les caractéristiques de Dieu, à quelques différences près :

  • ils ont l’âge de leur œuvre au lieu d’être éternels, car ils cessent d’exister dans le monde qu’ils ont créé dès que leur œuvre s’achève,
  • ils ne promettent à leurs serviteurs ni au-delà ni jugement dernier ni donc, enfer ou paradis,

Mais, le fait est là, la magie de leur art, leur confère tout le charisme, toute la superpuissance, toute la divinité, quoique dans un monde purement imaginaire et pour un temps strictement subsidiaire.

J’en suis très admiratif, subjugué même. Je m’y projette sans jamais avoir été capable d’en basculer.
Ne devient pas Dieu qui le veut, mais qui le peut.

Bravo les artistes.

Najib Mikou